À l'occasion de l'avant-première mondiale de Disclosure Day, CinéNews dresse le portrait du plus grand réalisateur de l'histoire du cinéma populaire, un homme de 79 ans dont la curiosité reste intacte.
Hier soir au Grand Rex de Paris, le temps s'est arrêté. Sur le tapis rouge de l'avant-première mondiale de Disclosure Day, Steven Spielberg - 79 ans, casquette vissée sur la tête, sourire intact - a traversé la foule comme s'il n'avait pas changé depuis Les Dents de la mer. Cinquante ans de carrière, trente-deux longs métrages, trois Oscars, des dizaines de films qui ont façonné l'imaginaire de plusieurs générations : l'homme est une institution. Et pourtant, il tourne encore.
Né le 18 décembre 1946 à Cincinnati, Ohio, Steven Allan Spielberg a grandi entre le New Jersey, l'Arizona et la Californie, fils d'un ingénieur informaticien et d'une pianiste de concert. Dès l'âge de 12 ans, il emprunte la caméra de son père pour tourner ses premiers films en 8mm. À 16 ans, son court métrage Firelight est projeté dans un cinéma local. Il sera refusé par les grandes écoles de cinéma - USC, UCLA - mais trouvera son chemin vers Hollywood par la porte des coulisses, comme stagiaire non rémunéré chez Universal Pictures. Le reste appartient à l'histoire.
De Jaws à Disclosure Day : l'homme qui réinvente tout
Il y a deux Spielberg, inséparables l'un de l'autre. Celui de l'émerveillement et de l'enfance - E.T., Les Goonies (producteur), Indiana Jones, Rencontres du troisième type - et celui de la mémoire et de la conscience - La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, Lincoln, Les Fabelmans. Entre les deux, un fil rouge invisible: la même maîtrise technique absolue, la même capacité à faire ressentir plutôt qu'à expliquer.
Son retour aux extraterrestres avec Disclosure Day - son premier grand film de science-fiction depuis La Guerre des mondes en 2005 - n'est pas un retour en arrière. C'est une synthèse. Car le film, à en croire les premières critiques dithyrambiques, n'est pas un film d'invasion mais un film sur l'humanité face à l'inconnu : dense, drôle, émouvant, spectaculaire. Exactement là où Spielberg est imbattable.
Sa 30e collaboration avec John Williams, et …d'autres records
Il y a des fidélités qui ressemblent à des déclarations d'amour. Celle de Spielberg avec le compositeur John Williams, 93 ans, en est la plus belle illustration du cinéma mondial : Disclosure Day marque leur trentième collaboration. Depuis Sugarland Express en 1974, Williams a signé la musique de presque tous ses films — Les Dents de la mer, E.T., Indiana Jones, Schindler's List, Jurassic Park. Une œuvre commune dont chaque mesure est devenue patrimoine de l'humanité.
Spielberg, c'est aussi une fidélité à son directeur de la photographie Janusz Kamiński depuis La Liste de Schindler (1993), et à son monteur Michael Kahn depuis Les Dents de la mer (1975). Des compagnonnages de cinquante ans qui disent tout de l'homme : exigeant, loyal, habité par une vision.
À 79 ans, celui que le réalisateur Antonin Baudry cite comme l'une de ses premières références, celui qu'Emily Blunt appelle son « movie dad », n'a rien perdu de sa curiosité. Disclosure Day est son premier grand film de science-fiction depuis vingt et un ans. Et selon les critiques qui l'ont vu avant-hier à Paris, c'est peut-être son meilleur film depuis deux décennies.
L'histoire appartient, dit le film, à sept milliards de personnes. L'œuvre de Spielberg, elle, appartient à l'éternité. Rendez-vous le 10 juin 2026 en salles pour Disclosure Day.
Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités,
critiques de films, interviews exclusives et recommandations personnalisées
directement dans votre boîte mail.
Ne manquez rien des sorties cinématographiques et des événements spéciaux !
© Cinenews . All rights reserved Imperium Solutions