Après un parcours remarqué dans les salles de cinéma nord-américaines, « Undertone » poursuit son ascension en rejoignant le catalogue de Netflix en Belgique. Ce long-métrage d’horreur indépendant, distribué par A24, attire l’attention des amateurs du genre grâce à son atmosphère oppressante et à une approche qui privilégie le travail sonore plutôt que les effets spectaculaires.
Le film suit Evy, animatrice d’un podcast consacré aux phénomènes paranormaux. De retour dans la maison de son enfance afin de veiller sa mère gravement malade, elle décide de poursuivre l’enregistrement de son émission avec son collègue Justin. Mais l’arrivée d’étranges enregistrements audio fait rapidement basculer son quotidien dans une spirale inquiétante, où les frontières entre réalité et surnaturel deviennent de plus en plus floues.
Produit avec un budget inférieur à un million de dollars, « Undertone » a réussi à dépasser les 20 millions de dollars de recettes au box-office, confirmant une nouvelle fois que les films d’horreur à petit budget peuvent séduire un large public lorsqu’ils proposent une identité forte. Après sa sortie aux États-Unis en mars, le film est désormais disponible sur Netflix en Belgique et doit arriver dans les salles françaises au mois d’août.
L’une des principales qualités du long-métrage réside dans son utilisation du son. Les silences, les bruits ambiants et les enregistrements mystérieux occupent une place centrale dans la mise en scène, créant une tension constante. Ce choix artistique permet au réalisateur Ian Tuason de construire une ambiance anxiogène sans recourir excessivement aux effets visuels ou aux scènes choc.
Même si le dénouement peut sembler relativement prévisible, la montée progressive de la tension contribue à maintenir l’intérêt du spectateur jusqu’aux dernières minutes.
Le film repose en grande partie sur l’interprétation de Nina Kiri, qui incarne Evy. Présente à l’écran durant la quasi-totalité de l’histoire, l’actrice porte le récit avec une performance crédible et maîtrisée, renforçant le sentiment d’isolement et d’angoisse qui domine tout au long de l’intrigue.
Malgré ses qualités, « Undertone » souffre d’un scénario qui multiplie certains thèmes secondaires sans toujours les développer de manière convaincante. Plusieurs éléments narratifs apparaissent parfois superflus et diluent légèrement la force du récit principal.
Au final, Ian Tuason livre un film d’horreur efficace qui mise davantage sur l’atmosphère psychologique que sur les artifices habituels du genre. Grâce à sa réalisation soignée et à son identité sonore originale, « Undertone » constitue une proposition intéressante pour les amateurs de sensations fortes et confirme la capacité du cinéma indépendant à rivaliser avec des productions bien plus coûteuses.
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