Le Maroc, terre de cinéma, brille dans Gladiator II
2024-11-28
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TOURNÉ EN PARTIE DANS LES STUDIOS DE OUARZAZATE,
LE DERNIER FILM DE RIDLEY SCOTT, « GLADIATOR II », EST
SORTI EN SALLES LE MERCREDI 13 NOVEMBRE, EN AVANTPREMIÈRE MONDIALE, EN PRÉSENCE DES MÉDIAS ET DE
L’ÉQUIPE DE DUNES FILMS, L’ENTREPRISE MAROCAINE
PRODUCTRICE EXÉCUTIVE DU PROJET.
L a presse marocaine a eu le privilège, ce mercredi 13 au Megarama de Casablanca, de découvrir en avant-première, le tant attendu « II Gladiator de 2000, qui met » de Ridley Scott, suite du novembre dans la matinée, Gladiator
cette fois en vedette Paul Mescal, Pedro Pascal et
Denzel Washington dans un récit de vengeance
et de pouvoir se déroulant dans la Rome antique.
Tourné en partie au Maroc, Gladiator 2 raconte
l’histoire de Lucius qui, des années après avoir été
témoin de la mort de Maximus aux mains de son
oncle, doit entrer dans le Colisée pour reconquérir
sa patrie. Des décors époustouflants, des vedettes
qui crèvent l’écran, un scénario qui nous tient en
haleine jusqu’au bout, et surtout une production
parmi les plus colossale de l’histoire du cinéma.
Le Maroc, terre de tournage et
d’expertise cinématographique
Particulièrement fière et émue, l’équipe
marocaine de production exécutive découvre en
même temps que les médias le fruit de son travail,
soudée comme une famille autour de Jimmy
Abounouom, co-producteur du film et fondateur
de Dunes Films. Elle nous révèle les coulisses
de ce tournage exceptionnel, d’un budget global
estimé à environ 300 millions de dollars. Sana El
Kilali, Productrice Exécutive chez Dune Films,
parle de « chiffres jamais vus au Maroc ». Des
chiffres qui donnent en effet le vertige : près de
4000 personnes mobilisées sur le tournage, dont
3200 au Maroc, quelques 500 figurants, des
centaines de cascadeurs et cavaliers marocains,
160 personnes à la coiffure et au maquillage, une
centaine aux costumes, des décors grandioses qui
reconstituent, dans les studios de Ouarzazate,
l’Arène de Rome, la ville et le port de Carthage.
Le générique de fin, d’une longueur inédite,
défile sous yeux les noms et métiers qui donnent
la mesure de la place essentielle du Royaume
dans l’industrie cinématographique mondiale et
de l’expertise de nos professionnels. Et ce, dans
la quasi-totalité des métiers. « Les techniciens du cinéma au Maroc sont réputés de très haut
niveau et n’ont rien à envier aux internationaux,
qu’ils peuvent parfois même dépasser »,
affirme Zineb El Idrissi Mendili, superviseur
des costumes. « Mon travail, ainsi que celui
de mon équipe marocaine a été récompensé
lorsque la costume designer britannique, Janty
Yates, a constaté que tout le travail préparatoire
avait été effectué de manière professionnelle,
exactement comme elle l›espérait ».
Le cinéma, un véritable
soft power du Maroc
Pour Jimmy Abounouom, qui cumule plus
de 30 ans dans le cinéma, de l’acting à la
réalisation et la production, Gladiator II, est
certainement le plus grand projet jamais réalisé
au Maroc. « Notre réputation à l’international
n’est plus à démontrer. Pour les co-productions
étrangères indépendantes, celles qui ne sont pas
financées par l’état et non soumises à un quota
de techniciens marocains, on nous demande
aujourd’hui uniquement les postes à faire
venir de l’étranger, comme les réalisateurs,
les chefs opérateurs ou les chefs décorateurs.
Toutes les autres compétences sont là, et
un technicien marocain sera considéré au
même titre qu’un technicien étranger. »
« Les compétences marocaines sont
aujourd’hui reconnues, souligne également
la Productrice Exécutive Sana El Kilali. On le
voit dans le nombre d’équipes étrangères qui
se réduisent progressivement sur les tournages
internationaux, y compris hollywoodiens. Les
grands réalisateurs trouvent ici au Maroc des
compétences qui s’exercent selon les standards
internationaux. Cela, on le doit à la qualité des
écoles et instituts de formation spécialisés dans
l’industrie cinématographique comme l’ESMA
ou l’ESAV de Marrakech. Cela réduit les coûts de
production et renforce l’attractivité du Maroc ».
À l’école des grands noms du cinéma
Collaborer avec des grands noms du cinéma est
aussi une grande école pour les professionnels
marocains, comme le souligne Mariam Lee
ABOUNOUOM, superviseure coiffure, qui
a eu le privilège de travailler aux côtés de
professionnelles exceptionnelles comme Marcelle Genovese et Chantal Busuttil. « Leur mentorat
a non seulement élargi mes compétences
techniques en maquillage et coiffure, mais a aussi
enrichi ma compréhension des dynamiques
professionnelles et personnelles qui sont à
l’origine des collaborations réussies. Travailler
sur “Gladiator 2” a ravivé ma passion pour
cet art, confie-t-elle. C’était un privilège de
faire partie d’une équipe aussi extraordinaire,
et cette expérience a renforcé mon amour
pour la nature collaborative du cinéma. »
Last but no least, Jimmy Abounouom, avec son
riche parcours qui en fait une figure respectée
dans les secteurs créatif et de production
cinématographique marocaine, souligne
également cette synergie créative entre talents
marocains et internationaux. « Ridley Scott
est bien plus qu’un réalisateur avec qui j’ai
eu le privilège de collaborer au fil des années.
C’est un visionnaire, un mentor qui m’a appris
l’importance du détail, le respect des personnages
et, surtout, l’art de raconter des histoires qui
transcendent le temps. Participer à “Gladiator
II” n’a pas été seulement un défi professionnel
; cela a été un voyage profondément personnel.
Un retour aux racines avec un réalisateur
qui a marqué chaque étape de ma carrière. Ce
projet est une déclaration d’amour au cinéma,
un hommage à tous ceux qui rêvent, qui osent
et qui transforment ces rêves en réalité ».
Dans cette belle aventure cinématographique
nationale, l’attachement personnel de Ridley
Scott pour le Maroc a fait le reste. « Revenir
ici pour tourner Gladiator II, a-t-il affirmé,
était bien plus qu’un simple choix de décor
– c’était une évidence, un retour vers un lieu
qui m’inspire profondément. Je suis honoré de
pouvoir célébrer, à travers ce film, tout ce que
le Maroc a à offrir au monde du cinéma ».